Dans le ciboulot de Cybello

07 décembre 2017

Bruler le kéro

La plupart du temps, je suis incapable de me souvenir de ce que j'ai fait la veille. Pourtant, je peux très bien vous dire ce que j'ai fait il y a maintenant 41 jours : j'ai embarqué à bord d'un avion de chasse, et goûté aux délices du vol acrobatique. Je l'ai réalisé à Reims, et cela m'a plu au-delà des mots. C'est simple : cette heure-là est inscrit en lettres géantes dans ma cervelle. Le problème auquel je dois faire face désormais, c'est qu'il m'est extrêmement difficile de trouver une autre activité complètement folle à accomplir après ça. Parce que je les enchaîne, ces derniers temps. Snowboard, dégustation d'insectes, saut à l'élastique, voltige aérienne... C'est simple : à partir du moment où je peux effectuer une activité qui sort un peu de l'ordinaire, je saute sur l'occasion. Mes beaux-parents ne comprennent pas vraiment cette ligne de conduite ; je suppute même qu'ils me désapprouvent. Mais ce n'est pas un caprice, contrairement à ce qu'ils semblent croire. Il y a deux ans, j'ai perdu une personne très proche. Personne ne s'y attendait, et nous avons tous été choqués. Cette disparition a changé ma façon de vivre. Elle m'a en effet confronté à ma propre mort prochaine. Bien sûr, c'est quelque chose que je savais déjà ; mais ce n'est pas un truc que je ressentais clairement, en fait. Après cette disparition, il m'a été impossible de continuer mon train-train comme avant. Parce qu'il est difficile de rester dans ses habitudes quand on perçoit l'incroyable fragilité de l'existence : cette idée vous décide à voir vos amis, à jouir du moment présent. A vivre pleinement, quoi ! Si j'avais un seul conseil à vous donner, ce serait de vivre votre vie sans perdre de temps. Ce conseil peut paraître un peu banal, et pourtant personne ne l'applique. Alors ne passez pas à côté de l'existence. Bougez-vous, ne soyez pas rigide, et faites toutes les activités qui vous tentent. Levez-vous chaque matin en vous disant que c'est votre dernier jour ! Et si mon vol en avion de chasse vous met des étoiles dans les yeux, faites l'impasse sur vos économies ! Pour ceux qui veulent se faire leur propre idée, voilà le site où j'ai trouvé mon vol. ;) Pour en savoir davantage, je vous recommande la lecture du site sur ce de vol en avion de chasse qui est très bien rédigé sur ce sujet.

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06 décembre 2017

L’excellence et les paradoxes

J'ai depuis longtemps (ai-je besoin de vous le rappeler), défendu l'idée que l'expression stabilise les changements croissants de la masse salariale de part le fait que la perspective socio-constructiviste perfectionne les paradoxes cumulatifs des synergies. Comme le disait mon prédécesseur : l'évaluation stabilise les systèmes informatifs de la masse salariale car la conjoncture comforte les problèmes analytiques du projet. Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que l'évaluation développe les savoir-faire analytiques de la démarche eu égard au fait que l'expression stabilise les progrès stratégiques des divisions. Par ailleurs, c'est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd'hui que la formation renforce les avenirs croissants du projet. Il est vrai que le prochain audit clarifie les savoir-être institutionnels de ma carrière et la perspective transdisciplinaire mobilise les ensembles croissants de la hiérarchie. C'est en toute conscience que je déclare avec conviction que l'intervention identifie les processus cumulatifs de l'actualité du fait que la norme ISO 9002 modifie les paradoxes usités de l'actualité. N'y allons pas par quatre chemins, l'exploration perfectionne les paradoxes stratégiques des synergies. C'est en toute conscience que je déclare avec conviction que l'exploration améliore les standards qualificatifs des synergies. Cependant, il faut bien dire que ce qui est: le management étend les effets relationnels de la pratique. Au temps pour moi, l'expression stimule les concepts participatifs des services puisque l'impasse étend les plans stratégiques de la masse salariale. Je passe avec vous un contrat moral selon lequel la dualité de la situation ponctue les progrès stratégiques de la situation et l'experience renforce les changements relationnels des départements. Comme le disait mon prédécesseur : l'évaluation intensifie les besoins participatifs des départements si nul ne sait pourquoi l'impasse améliore les standards informatifs du dispositif. Je vous le dit comme je le pense, le diagnostic a pour conséquence les paradoxes participatifs du dispositif. Je vous le dit comme je le pense, le savoir transférable stabilise les indicateurs usuels des départements.

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17 novembre 2017

Quand les nez sont courtisés

Quel est le point commun entre Y, d’Yves Saint Laurent, Promise, de Frédéric Malle, Girl of Now, d’Elie Saab ? Ces parfums, lancés cette année, ont été créés ou cosignés par Dominique Ropion. La liste n’est pas exhaustive. S’il fallait nommer toutes les créations de ce nez, elle prendrait un quart de page. « Il est partout, il possède une versatilité stupéfiante », s’enthousiasme Judith Gross, directrice de la création à IFF, la société de composition où travaille le maître parfumeur, que l’on s’arrache, comme Edmond Roudnitska dans les années 1940 et 1950, Sophia Grojsman, qui a signé (presque) tous les parfums entre 1985 et 1995, ou Francis Kurkdjian dans les années 2000. « On reconnaît aussi un grand nez à sa capacité à construire un style propre, comme un écrivain ou un cinéaste ». On distingue deux catégories de « parfumeurs stars », ceux qui ont été appelés par une marque pour être leur nez exclusif, comme Mathilde Laurent, chez Cartier, ou Olivier Polge, chez Chanel ; et les parfumeurs-jongleurs, comme Dominique Ropion, qui travaillent pour différentes maisons en même temps. « Dans ce cas, il faut constamment s’adapter au désir des autres et savoir tout faire, du masculin comme du féminin, du frais comme de l’oriental, du fleuri comme de l’abstraction », dit Francis Kurkdjian, qui signe cette saison My Burberry Blush, pour Burberry. Pour qu’un nez sorte du lot, l’éditeur de parfums Frédéric Malle estime qu’il doit « avoir une signature olfactive dont on se souvient, que ce soit pour un parfum de créateur ou un jus conçu pour ratisser large ». C’est le cas de Dominique Ropion avec Carnal Flower, en 2005 (Fréderic Malle) ou La vie est belle, en 2012 (Lancôme), deux sillages reconnaissables entre tous. Quand il écrit Angel, en 1992, Olivier Cresp ouvre la voie des parfums gourmands. Quant à Olivia Giacobetti, elle invente la note figuier dans les années 1990 pour Diptyque et L’Artisan parfumeur. « En réalité, l’innovation n’est jamais totale, relativise Jeanne Doré, cofondatrice du site Auparfum. Le talent réside dans la capacité à se nourrir des créations passées pour imaginer des jus qui s’inscrivent dans l’époque. On reconnaît aussi un grand nez à sa capacité à construire un style propre, comme un écrivain ou un cinéaste. » Certains y parviennent en étant de véritables caméléons, tel Dominique Ropion, mais aussi Carlos Benaïm, Michel Almairac ou Maurice Roucel. On retrouve leur patte dans la façon de travailler les matières plus que dans une signature olfactive précise. D’autres défendent un style très affirmé, comme Edmond Roudnitska, Sophia Grojsman ou Jean-Claude Ellena.Quelle que soit leur marque de fabrique, tous se distinguent par une technique savante. « A ma connaissance, les parfumeurs qui ont rencontré un succès durable sont de grands techniciens », rappelle Judith Gross. « Cela rassure les marques de s’offrir une écurie de f1 ». Créer un parfum qui sent bon n’est pas le propos, cette notion étant totalement subjective. « La parfumerie obéit à des lois physiques : si l’on veut des senteurs qui fusent, qui persistent, il est nécessaire de s’intéresser aux propriétés chimiques des produits », expliquait le nez Maurice Roucel en 2011, dans un entretien accordé au site Auparfum. En faisant appel à des parfumeurs stars, les marques ont le sentiment de limiter les risques. « On dit souvent qu’un film a une semaine pour faire ses preuves. Pour un parfum, tout se joue en un mois », constate Francis Kurkdjian. ensemble. « Cela rassure les marques de s’offrir une écurie de f1 », poursuit le parfumeur, qui aime promouvoir de nouveaux talents. De l’avis de tous, la jeune génération est prometteuse. « Ils ont grandi avec le développement des griffes d’auteur et des collections exigeantes comme les Exclusifs de Chanel. Ils savent que l’on peut faire du parfum autrement qu’en twistant des succès », remarque Frédéric Malle. Les maisons comme IFF ou Givaudan ont aussi relevé le niveau des formations en interne. N’est pas sélectionné qui veut. Les candidats sont flairés sous toutes les coutures, on évalue même leur capacité à résister à l’échec. L’humilité étant la marque des grands.

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Survoler Avignon

La semaine dernière, j'ai effectué un vol en hélicoptère à Avignon, et force m'est d'admettre que j'ai trouvé la promenade très sympathique. Ça a peu à voir avec un vol en avion, contrairement à ce qu'on pourrait croire. En premier lieu, parce qu'à bord d'un hélico, on est dans un cockpit panoramique, ce qui permet de profiter pleinement de la vue. En second lieu, parce qu'on avance à la vitesse qu'on veut : on peut donc à tout moment s'arrêter sans souci. Et ça, c'est très agréable, je dois dire. Cette promenade originale m'a néanmoins rappelé le running gag des voitures volantes, dont on nous a tellement rebattu les oreilles et qui brillent encore aujourd'hui par leur absence. Sont-elles encore à l'ordre du jour ? Après tout, la technologie rendent aujourd'hui possible leur apparition. La technologie fait intégralement partie de notre existence, à tel point que la guerre se fait aujourd'hui à coup de drones ! Et il est fort possible que ces véhicules tant attendus surgissent dans un avenir tout proche. Des projets insoupçonnables voient en effet aujourd'hui le jour. Ehang, une entreprise chinoise spécialisées dans les drones, développe ainsi un modèle intéressant, sobrement intitulé 184 : ce drone géant peut transporter un passager pendant 23 minutes ! Pas de quoi traverser la France pour partir en vacances, certes, mais largement suffisant pour un déplacement quotidien en zone urbaine. D'autant que le véhicule est autonome ! Et il y a bien d'autres projets en cours de ce type. Pour ce que j'ai pu en voir, les premiers engins viables devraient arriver dans notre paysage d'ici cinq ans. Certes, ça peut être dans plus longtemps. Mais le concept n'a pas été abandonné, et ça, c'est déjà une excellente nouvelle ! Soit dit en passant, vous pouvez toujours essayer le vol en hélicoptère, si vous aimez les expériences de ce genre. Quand on y songe, l'hélicoptère sera d'ici peu l'homme de cro-magnon de la voiture volante ! Voici le site où j'ai trouvé mon vol à Avignon, si vous voulez creuser la question. Davantage d'information est disponible sur le site de l'organisateur de ce de baptême en hélicoptère à Avignon. Suivez le lien.

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05 octobre 2017

Vers un marketing personnel plus discipliné

Dans un univers hyper-connecté, la création d’un site web ou d’un profil sur les réseaux sociaux ne coûte pratiquement rien. Se créer un profil sur LinkedIn pour rejoindre un réseau de plus de 467 millions d’inscrits (dont 72 % hors des États-Unis) est une chose. Encore faut-il savoir en optimiser l’impact. Alors que des foules de plus en plus nombreuses s’embarquent dans cette commercialisation consciente et explicite de leurs relations sociales et de leur image, elles se demandent souvent par où commencer, voire font cavaliers seuls. Gaurav Gulati insiste sur l’importance de l’authenticité, donnant l’exemple du Premier Ministre indien Narendra Modi qui a créé sa marque sur l’honnêteté et conquis le cœur de son pays (marquant du même coup l’avènement du Personal Branding en Inde). Gage d’authenticité, Gulati pense que la grandeur d’une marque personnelle se mesure à la valeur unique qu’elle prétend incarner. « Les experts en Personal Branding conseillent de partager des contenus de qualité, d’être proactifs dans l’entretien de leur réseau et de rester responsables du rayonnement et de la qualité de leurs relations », complète Jeanne Meister. Tout comme on a systématisé le Corporate Branding dans les années 80, le Personal Branding s’institutionnalise. Lorsque chacun doit se battre pour attirer l’attention, obtenir un poste, exercer de l’influence, se démarquer devient plus difficile. Ceux qui peuvent se le permettre s’offriront les services de professionnels comme Gaurav Gulati, Tanvi Bhatt, Tom Coelho et Silvia Sanchez. Les autres pourront compter sur les nombreux livres, articles et vidéos, très instructifs sur le sujet. Selon les régions du monde, le coaching est plus ou moins incontournable. Robert Moran qualifie les États-Unis de plateforme du Personal Branding. Gaurav Gulati constate que la tendance est loin de s’être généralisée en Asie, où la discipline reste l’apanage des orateurs, des formateurs et des rédacteurs de CV. « Ils ont besoin d’un soutien individualisé complet à chaque étape de la construction de leur marque,» remarque-t-il. Le paradigme du marketing personnel diffère également en fonction des cultures. Selon Gaurav Gulati, les femmes au Moyen-Orient ne peuvent ainsi utiliser leurs photos de profil sur les réseaux sociaux comme les Indiennes ou les Occidentales.

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28 juillet 2017

Le bien-être et l'entreprise

La facilité avec laquelle nos élites politiques dépensent les ressources du contribuable pour financer des industries souvent dépassées m'a toujours donné envie de hurler. Une grande partie de nos problèmes viennent, à mon sens, de là. Un colloque à Deauville le mois dernier m'a montré une nouvelle fois combien cette position des autorités était abracadabrante (pour ne pas dire abracadabrantesque). En effet, les tentatives des politiques de choisir eux-mêmes les secteurs d'avenir ont trop souvent conduit à des impasses. Ce qui semble, quand on prend la peine d'y réfléchir, assez logique. En quoi nos dirigeants seraient-ils mieux placés pour réaliser ce choix que le marché lui-même ? Les allocations de subventions sont à mon sens une forme d'arrogance. Comment les élites pourraient-elles avoir la moindre idée de ce à quoi ressemblera le futur sans prendre en compte l'avis du public ? Pour prendre un simple exemple : quelle aurait été la probabilité que nos dirigeants découvrent Steve Jobs d'Apple ou Marc Zuckerberg de Facebook avant l'heure et les reconnaissent comme des innovateurs, de futurs piliers de l'économie du net ? Nos élites ne sont décidément pas les plus expertes pour apprécier les idées à venir. Mais alors, serait-ce à dire qu'elles sont inutiles ? Doivent-elles attendre que le progrès, la technologie, l'innovation, la croissance tombent du ciel ? Bien sûr que non. Les administrations sont en effet faites pour collecter les conditions sine qua non à la production de capital : l'innovation, la recherche, l'entreprenariat ainsi que le libre marché. De manière pratique, ces conditions associent un cadre attrayant pour la recherche et le développement, une bonne législation en matière de faillites et bien sûr la défense du libre marché. Le gouvernement a donc un rôle capital à jouer dans la matérialisation de la croissance. Ce rôle consiste essentiellement à créer les facteurs environnementaux qui permettent la compétition et la création. C'est un leurre de concevoir que le gouvernement peut susciter de la richesse simplement en claquant des doigts, par le seul octroi de subventions. Voilà la conclusion à laquelle aboutissait ce colloque : progrès et innovation ne sont pas avivés par des subventions. Ils naissent du fait du libre marché et de la libre concurrence. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de l'organisation de séminaire en Normandie.

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20 juillet 2017

L’importance de la taxe d’habitation

La taxe d'habitation est un outil primordial aux yeux des communes. Sa diminution massive d'ici 2020, confirmée par Macron, annonce une révolution de la fiscalité locale. La proposition d'Emmanuel Macron d'exonérer 80% des ménages de la taxe d'habitation lui avait valu des sifflets de la part des maires de France en mars. Quatre mois plus tard, alors que l'exécutif a lancé ce lundi la concertation avec les collectivités locales, l'inquiétude n'est pas retombée, malgré les promesses de compensations. Et pour cause: la taxe d'habitation est une part non négligeable du budget des communes. Dès l'annonce de la mesure, l'Association des maires de France (AMF) rappelait que le coût de la réforme telle que la présentait le candidat, estimée dans un premier temps à 10 milliards d'euros, représentait "36% de l'ensemble des ressources propres des communes". En 2016, les recettes des contributions fiscales pour le secteur communal atteignent en tout 54,2 milliards. 13,2 milliards d'euros pour les impôts économiques (cotisations et impositions des entreprises et taxe sur les surfaces commerciales) et 41 milliards pour les "taxes ménages". Le produit de ces "taxes ménages": 22 milliards d'euros de taxe d'habitation, 18 milliards de taxe sur le foncier bâti et 1 milliard sur le foncier non bâti. Si les collectivités locales perçoivent 22 milliards d'euros au titre de la taxe d'habitation - soit 40% de ses contributions fiscales -, 18 milliards sont générés directement par les contribuables. Les 4 milliards restant, versés par l'Etat aux communes, correspondent aux exonérations et abattements dont profitent déjà plus de 4 millions de ménages. Après la réforme, ils devraient être plus d'une vingtaine de millions. Plus une commune possède d'entreprises sur son sol et plus elle a de rentrées d'impôts économiques. Cela se traduit bien souvent par une moindre pression fiscale sur ses ménages. Ainsi, comme le souligne l'OFCE, "alors que le revenu médian est proche à Poitiers et à Cognac, la taxe d'habitation moyenne est de 592 euros à Cognac quand elle s'élève à 1099 euros à Poitiers" - elle est de 662 euros par ménage en moyenne en France. A l'instar de la taxe foncière, qui ne concerne que les propriétaires, la taxe d'habitation est assise sur les valeurs locatives, dont la grille de calcul date des années 70. Toutes les tentatives de révision ont échoué depuis des décennies. Injuste d'une commune à l'autre, elle l'est également au sein d'une commune, ne tenant pas compte des revenus des ménages. "La taxe d'habitation est un impôt injuste, il accroît l'injustice sociale", a répété le président ce lundi au Sénat. Parce que les rentrées fiscales et les besoins budgétaires ne sont pas les mêmes d'une commune à l'autre, les disparités sont grandes. En 2016, la taxe d'habitation était de 481 euros à Paris et de 1385 euros à Marseille. Un ménage marseillais de la classe moyenne qui paye actuellement la taxe d'habitation devrait donc plus profiter de la prochaine exonération qu'un ménage parisien. "L'Etat remboursera entièrement auprès des communes leur manque à gagner à l'euro près", a promis le président lors de la campagne. Plutôt que de 10 milliards d'euros, le coût des "80%" a finalement été estimé à 8,5 milliards d'euros pour les communes chaque année. "Personne ne croît à la compensation", a indiqué le président de l'AMF, François Baroin, dans Le Parisien. Les premiers édiles craignent que le mécanisme de compensation "à l'euro près" soit rapidement remis en cause et les contraignent à saigner leur budget. Car dans le même temps, le gouvernement exige une réduction des dépenses de 13 milliards d'euros d'ici 2022 pour les collectivités locales. Résultat: tout en ayant moins les coudées franches en matière de fiscalités, les communes vont devoir se serrer la ceinture. Pour tenir leurs budgets et leurs ambitions, elles avaient beaucoup joué de la taxe d'habitation - elle a ainsi augmenté de 121% de 2000 à 2016, alors que le revenu des ménages prenait lui 50%. La solution devrait passer par une nouvelle approche, promise par le chef de l'Etat. "Je souhaite que nous ouvrions, dans le cadre d'une commission de travail (...) une réflexion profonde de la refonte de la fiscalité locale et en particulier en substitution de la taxe d'habitation", a-t-il déclaré à la Conférence tenue au Sénat. Il pourrait s'agir "d'une part de CSG ou de CRDS, un impôt au moins proportionnel et qui est plus intelligent que ne l'est aujourd'hui l'actuelle taxe d'habitation", a-t-il précisé. Plus qu'une réforme, la suppression de la taxe d'habitation pour la majorité des ménages annonce une petite révolution. Reste à savoir quelles communes en sortira gagnantes ou perdantes.

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20 juin 2017

Otto libéré de la Corée du Nord

La Corée du Nord a libéré un étudiant américain, Otto Warmbier, condamné à 15 années de travaux forcés pour le vol d'une affiche dans un hôtel, qui se trouve dans le coma depuis plus d'un an, a indiqué mardi sa famille. «Otto a quitté la Corée du Nord. Il est sur un vol médicalisé sur le chemin du retour», ont indiqué ses parents Fred et Cindy Warmbier dans un communiqué cité par le chaîne CNN. «Malheureusement, il est dans le coma et on nous a dit qu'il se trouvait dans cet état depuis mars 2016. Nous l'avons appris il y a seulement une semaine», ont-ils précisé. L'étudiant est attendu dans la soirée de mardi à Cincinnati, dans l'Ohio. Selon le quotidien Washington Post, Otto Warmbier, 22 ans, a contracté une forme de botulisme peu après son procès en mars 2016 et s'est vu administrer un somnifère qui l'aurait plongé dans le coma. Il était en détention depuis 18 mois. «Nous voulons que le monde sache comment nous et notre fils avons été maltraités et terrorisés par le régime paria de Corée du Nord», ont ajouté les parents du jeune Américain. Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a confirmé sa libération mais s'est refusé à tout commentaire sur son état de santé. Le négociateur américain Bill Richardson, qui a participé aux pourparlers pour la libération de l'étudiant, a estimé dans un communiqué que la Corée du Nord «doit expliquer en termes clairs les causes de son coma». Otto Warmbier avait été condamné à 15 ans de travaux forcés par la Cour suprême nord-coréenne après avoir avoué le vol d'une affiche ornée d'un slogan politique dans un hôtel de Pyongyang où il était hébergé. Il se trouvait en Corée du Nord dans le cadre d'un voyage organisé pour le Nouvel An par l'agence chinoise Young Pioneer Tours. Il avait été arrêté alors que le groupe devait rentrer à Pékin le 2 janvier 2016. Présenté à la presse étrangère et aux diplomates quelques semaines plus tard, il avait déclaré, en pleurs, avoir fait «la pire erreur de (sa) vie». Pyongyang l'a accusé «d'activités hostiles» et de subversion. Son procès avait duré moins d'une heure. La diplomatie américaine avait exhorté la Corée du Nord à le gracier, jugeant cette condamnation excessivement dure. La Corée du Nord est régulièrement accusée d'emprisonner des civils étrangers afin de les utiliser comme monnaie d'échange. Au moins 17 Américains ont été détenus en Corée du Nord ces dix dernières années, dont trois se trouvent toujours derrière les barreaux. Rex Tillerson a dit mardi continuer les «pourparlers» avec Pyongyang pour obtenir la libération des trois ressortissants américains - Kim Dong Chul, Tony Kim et Kim Hak-Song - détenus en Corée du Nord. La libération de Otto Warmbier coïncide avec l'arrivée en Corée du Nord de l'ex-star américaine du basket Dennis Rodman, qui a entamé une nouvelle visite controversée auprès de son «ami pour la vie», le dirigeant Kim Jong-Un. L'ancien basketteur s'est déjà rendu au moins cinq fois en Corée du Nord. Il est l'un des rares Occidentaux à avoir rencontré Kim Jong-Un. L'administration Trump a toutefois fait savoir que M. Rodman effectuait ce voyage «à titre privé». Les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord se sont encore tendues depuis l'entrée en fonction du président Donald Trump, en raison des ambitions nucléaires nord-coréennes pourtant bannies par l'ONU. Pyongyang a procédé à des dizaines de tirs de missiles et à deux essais nucléaires depuis le début 2016 avec l'objectif de développer un missile capable de frapper le territoire américain. Donald Trump recevra le nouveau président sud-coréen Moon Jae-In à la Maison-Blanche les 29 et 30 juin pour évoquer notamment «la menace grandissante» posée par la Corée du Nord.

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16 mai 2017

En avion de combat

Pour autant que je le sache, j'ai toujours adoré les avions de combat. Ca a commencé dès mon plus jeune âge. Mes amis n'aimaient rien tant que les petites voitures. Ils en avaient tellement qu'ils pouvaient simuler des embouteillages. Moi, je n'aimais rien tant que les avions de chasse. Je n'en avais que quatre, mais ça me suffisait. L'un d'eux en particulier ne me quittait jamais. Et quand mes camarades m'invitaient à jouer avec leurs petites voitures, je les regardais comme s'ils étaient moins que des crottes et m'en allais retrouver mes chers avions. J'étais déjà très diplomate, à l'époque. :-) Je me comporte un peu mieux avec mes amis, mais cette dévotion-là a traversé les années. C'est mon fiston qui joue désormais avec mes avions d'antan. Il fallait donc bien qu'un jour, je réalise mon rêve de voler dans ces appareils. Ce que j'ai fait il y a peu, lors d'un vol en avion de chasse. Depuis le temps que j'en rêvais, j'étais à moitié convaincu que le vol serait une cruelle déception. Que j'allais sortir de l'appareil en me disant que j'avais trop sublimé la chose. Mais je n'ai pas été déçu. Quand nous sommes revenus à l'aéroport, en réalité, je ne pensais à rien : un sourire idiot éclairait mon visage. Et rien que d'y penser, en fait, ce sourire revient sur mon visage alors que je rédige ce billet. Cette expérience s'est avérée encore plus démente que ce que j'avais pu imaginer. A certains moments, j'ai bien cru que j'allais tomber dans les pommes. Je comprends mieux pourquoi j'ai eu autant de mal à trouver des retours d'expérience sur de tels vols sur le web. Avec le recul, il est clair que je serais incapable de vous décrire une telle expérience. Pour décrire ce qu'on ressent lorsqu'on passe sa combinaison de vol. Quand on se harnache à son siège. Et quand, au premier break, on pèse soudain six fois son poids. Il n'y a aucun mot pour raconter une telle expérience. Mais il fallait tout de même que je le dise ici. Je ne suis pas près d'oublier ce vol dans un avion de chasse ! Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de ce baptême de l'air en Fouga Magister. Suivez le lien.

 

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12 mai 2017

Un couscous de pain

« J’ai très mal démarré dans la vie. Toute petite, j’ai été placée chez des nourrices à la suite d’une maladie infantile, ce fut une période triste et douloureuse. Ensuite, comme tous les enfants de la famille, je suis allée en pension, de 7 à 16 ans. A l’Institut Sévigné, un établissement religieux de Vincennes, la nourriture était affreuse. Il y avait le verre de lait de 11 h 30 et de 16 h 30, des repas sinistres au réfectoire et (heureusement) de petites cachettes pour nos gourmandises secrètes. Mon père, alsacien, avait une usine de sculpture sur ivoire, et ma mère, d’origine normande, était femme au foyer. Ancienne pensionnaire, elle aussi, pupille de la nation, elle cuisinait un peu et adorait les bons produits mais, à l’époque, je ne m’y intéressais pas. Je rentrais au bercail tous les week-ends, mais c’est la pension qui a forgé mon caractère. Sans cette expérience, je n’aurais sans doute pas développé mon côté rebelle et rock’n’roll. Je n’ai découvert les plaisirs culinaires qu’à 30 ans, grâce à un homme, mon pygmalion gourmet, qui a disparu par la suite dans un accident. C’était l’époque de la “nouvelle cuisine”, au début des années 1970, et je me suis prise de passion pour tout ce qui se mange. Je travaillais dans la pub et, tous les ans, j’allais au Festival de Cannes pour le boulot. A Juan-les-Pins, je suis allée goûter la cuisine d’Alain Ducasse sur les conseils du chef Jacques Maximin : le meilleur repas de ma vie. Je me souviens de ses pâtes incroyables, avec des pommes de terre nouvelles, des petits pois, des févettes, des cigales de mer. A partir de là, je l’ai suivi au marché tous les matins, jusqu’à ce qu’il me laisse entrer dans ses cuisines… huit ans plus tard. Au Louis XV, à Monaco, je suis devenue sa cuisinière personnelle. Je lui mitonnais des petits plats quand il en avait marre de manger sa cuisine de palace. J’ai beaucoup appris de Ducasse, et lui de moi – j’ai un côté chineur, j’aime chercher des textes anciens pour comprendre d’où vient ce que l’on mange. Ce couscous au pain a obtenu le prix spécial du jury au festival mondial du couscous de San Vito Lo Capo, en Sicile. Il y a une dizaine d’années, je me suis intéressée au couscous. Je suis tombée sur un texte de l’écrivain Raymond Dumay, qui affirme que ce plat n’est pas originaire du Maghreb, mais d’Auvergne, où on l’appelle “couchi-coucha” et où on le prépare avec du blé de Limagne. J’ai aussi trouvé un texte sur la vie des musulmans au Moyen Âge, qui évoque un couscous à base de pain rassis émietté, servi dans la croûte de la miche. J’ai été séduite par ce plat proche de la panade et de la panzanella italienne – un plat du pauvre, bon et humble. Je l’ai même présenté en 2008 au festival mondial du couscous de San Vito Lo Capo, en Sicile. J’ai obtenu le prix spécial du jury, moi, la petite Française débarquée avec ses casseroles, et je me suis retrouvée à préparer un couscous pour cent personnes. Un moment aussi subversif que mémorable. »

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