Dans le ciboulot de Cybello

28 juillet 2017

Le bien-être et l'entreprise

La facilité avec laquelle nos élites politiques dépensent les ressources du contribuable pour financer des industries souvent dépassées m'a toujours donné envie de hurler. Une grande partie de nos problèmes viennent, à mon sens, de là. Un colloque à Deauville le mois dernier m'a montré une nouvelle fois combien cette position des autorités était abracadabrante (pour ne pas dire abracadabrantesque). En effet, les tentatives des politiques de choisir eux-mêmes les secteurs d'avenir ont trop souvent conduit à des impasses. Ce qui semble, quand on prend la peine d'y réfléchir, assez logique. En quoi nos dirigeants seraient-ils mieux placés pour réaliser ce choix que le marché lui-même ? Les allocations de subventions sont à mon sens une forme d'arrogance. Comment les élites pourraient-elles avoir la moindre idée de ce à quoi ressemblera le futur sans prendre en compte l'avis du public ? Pour prendre un simple exemple : quelle aurait été la probabilité que nos dirigeants découvrent Steve Jobs d'Apple ou Marc Zuckerberg de Facebook avant l'heure et les reconnaissent comme des innovateurs, de futurs piliers de l'économie du net ? Nos élites ne sont décidément pas les plus expertes pour apprécier les idées à venir. Mais alors, serait-ce à dire qu'elles sont inutiles ? Doivent-elles attendre que le progrès, la technologie, l'innovation, la croissance tombent du ciel ? Bien sûr que non. Les administrations sont en effet faites pour collecter les conditions sine qua non à la production de capital : l'innovation, la recherche, l'entreprenariat ainsi que le libre marché. De manière pratique, ces conditions associent un cadre attrayant pour la recherche et le développement, une bonne législation en matière de faillites et bien sûr la défense du libre marché. Le gouvernement a donc un rôle capital à jouer dans la matérialisation de la croissance. Ce rôle consiste essentiellement à créer les facteurs environnementaux qui permettent la compétition et la création. C'est un leurre de concevoir que le gouvernement peut susciter de la richesse simplement en claquant des doigts, par le seul octroi de subventions. Voilà la conclusion à laquelle aboutissait ce colloque : progrès et innovation ne sont pas avivés par des subventions. Ils naissent du fait du libre marché et de la libre concurrence. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de l'organisation de séminaire en Normandie.

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20 juillet 2017

L’importance de la taxe d’habitation

La taxe d'habitation est un outil primordial aux yeux des communes. Sa diminution massive d'ici 2020, confirmée par Macron, annonce une révolution de la fiscalité locale. La proposition d'Emmanuel Macron d'exonérer 80% des ménages de la taxe d'habitation lui avait valu des sifflets de la part des maires de France en mars. Quatre mois plus tard, alors que l'exécutif a lancé ce lundi la concertation avec les collectivités locales, l'inquiétude n'est pas retombée, malgré les promesses de compensations. Et pour cause: la taxe d'habitation est une part non négligeable du budget des communes. Dès l'annonce de la mesure, l'Association des maires de France (AMF) rappelait que le coût de la réforme telle que la présentait le candidat, estimée dans un premier temps à 10 milliards d'euros, représentait "36% de l'ensemble des ressources propres des communes". En 2016, les recettes des contributions fiscales pour le secteur communal atteignent en tout 54,2 milliards. 13,2 milliards d'euros pour les impôts économiques (cotisations et impositions des entreprises et taxe sur les surfaces commerciales) et 41 milliards pour les "taxes ménages". Le produit de ces "taxes ménages": 22 milliards d'euros de taxe d'habitation, 18 milliards de taxe sur le foncier bâti et 1 milliard sur le foncier non bâti. Si les collectivités locales perçoivent 22 milliards d'euros au titre de la taxe d'habitation - soit 40% de ses contributions fiscales -, 18 milliards sont générés directement par les contribuables. Les 4 milliards restant, versés par l'Etat aux communes, correspondent aux exonérations et abattements dont profitent déjà plus de 4 millions de ménages. Après la réforme, ils devraient être plus d'une vingtaine de millions. Plus une commune possède d'entreprises sur son sol et plus elle a de rentrées d'impôts économiques. Cela se traduit bien souvent par une moindre pression fiscale sur ses ménages. Ainsi, comme le souligne l'OFCE, "alors que le revenu médian est proche à Poitiers et à Cognac, la taxe d'habitation moyenne est de 592 euros à Cognac quand elle s'élève à 1099 euros à Poitiers" - elle est de 662 euros par ménage en moyenne en France. A l'instar de la taxe foncière, qui ne concerne que les propriétaires, la taxe d'habitation est assise sur les valeurs locatives, dont la grille de calcul date des années 70. Toutes les tentatives de révision ont échoué depuis des décennies. Injuste d'une commune à l'autre, elle l'est également au sein d'une commune, ne tenant pas compte des revenus des ménages. "La taxe d'habitation est un impôt injuste, il accroît l'injustice sociale", a répété le président ce lundi au Sénat. Parce que les rentrées fiscales et les besoins budgétaires ne sont pas les mêmes d'une commune à l'autre, les disparités sont grandes. En 2016, la taxe d'habitation était de 481 euros à Paris et de 1385 euros à Marseille. Un ménage marseillais de la classe moyenne qui paye actuellement la taxe d'habitation devrait donc plus profiter de la prochaine exonération qu'un ménage parisien. "L'Etat remboursera entièrement auprès des communes leur manque à gagner à l'euro près", a promis le président lors de la campagne. Plutôt que de 10 milliards d'euros, le coût des "80%" a finalement été estimé à 8,5 milliards d'euros pour les communes chaque année. "Personne ne croît à la compensation", a indiqué le président de l'AMF, François Baroin, dans Le Parisien. Les premiers édiles craignent que le mécanisme de compensation "à l'euro près" soit rapidement remis en cause et les contraignent à saigner leur budget. Car dans le même temps, le gouvernement exige une réduction des dépenses de 13 milliards d'euros d'ici 2022 pour les collectivités locales. Résultat: tout en ayant moins les coudées franches en matière de fiscalités, les communes vont devoir se serrer la ceinture. Pour tenir leurs budgets et leurs ambitions, elles avaient beaucoup joué de la taxe d'habitation - elle a ainsi augmenté de 121% de 2000 à 2016, alors que le revenu des ménages prenait lui 50%. La solution devrait passer par une nouvelle approche, promise par le chef de l'Etat. "Je souhaite que nous ouvrions, dans le cadre d'une commission de travail (...) une réflexion profonde de la refonte de la fiscalité locale et en particulier en substitution de la taxe d'habitation", a-t-il déclaré à la Conférence tenue au Sénat. Il pourrait s'agir "d'une part de CSG ou de CRDS, un impôt au moins proportionnel et qui est plus intelligent que ne l'est aujourd'hui l'actuelle taxe d'habitation", a-t-il précisé. Plus qu'une réforme, la suppression de la taxe d'habitation pour la majorité des ménages annonce une petite révolution. Reste à savoir quelles communes en sortira gagnantes ou perdantes.

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20 juin 2017

Otto libéré de la Corée du Nord

La Corée du Nord a libéré un étudiant américain, Otto Warmbier, condamné à 15 années de travaux forcés pour le vol d'une affiche dans un hôtel, qui se trouve dans le coma depuis plus d'un an, a indiqué mardi sa famille. «Otto a quitté la Corée du Nord. Il est sur un vol médicalisé sur le chemin du retour», ont indiqué ses parents Fred et Cindy Warmbier dans un communiqué cité par le chaîne CNN. «Malheureusement, il est dans le coma et on nous a dit qu'il se trouvait dans cet état depuis mars 2016. Nous l'avons appris il y a seulement une semaine», ont-ils précisé. L'étudiant est attendu dans la soirée de mardi à Cincinnati, dans l'Ohio. Selon le quotidien Washington Post, Otto Warmbier, 22 ans, a contracté une forme de botulisme peu après son procès en mars 2016 et s'est vu administrer un somnifère qui l'aurait plongé dans le coma. Il était en détention depuis 18 mois. «Nous voulons que le monde sache comment nous et notre fils avons été maltraités et terrorisés par le régime paria de Corée du Nord», ont ajouté les parents du jeune Américain. Le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a confirmé sa libération mais s'est refusé à tout commentaire sur son état de santé. Le négociateur américain Bill Richardson, qui a participé aux pourparlers pour la libération de l'étudiant, a estimé dans un communiqué que la Corée du Nord «doit expliquer en termes clairs les causes de son coma». Otto Warmbier avait été condamné à 15 ans de travaux forcés par la Cour suprême nord-coréenne après avoir avoué le vol d'une affiche ornée d'un slogan politique dans un hôtel de Pyongyang où il était hébergé. Il se trouvait en Corée du Nord dans le cadre d'un voyage organisé pour le Nouvel An par l'agence chinoise Young Pioneer Tours. Il avait été arrêté alors que le groupe devait rentrer à Pékin le 2 janvier 2016. Présenté à la presse étrangère et aux diplomates quelques semaines plus tard, il avait déclaré, en pleurs, avoir fait «la pire erreur de (sa) vie». Pyongyang l'a accusé «d'activités hostiles» et de subversion. Son procès avait duré moins d'une heure. La diplomatie américaine avait exhorté la Corée du Nord à le gracier, jugeant cette condamnation excessivement dure. La Corée du Nord est régulièrement accusée d'emprisonner des civils étrangers afin de les utiliser comme monnaie d'échange. Au moins 17 Américains ont été détenus en Corée du Nord ces dix dernières années, dont trois se trouvent toujours derrière les barreaux. Rex Tillerson a dit mardi continuer les «pourparlers» avec Pyongyang pour obtenir la libération des trois ressortissants américains - Kim Dong Chul, Tony Kim et Kim Hak-Song - détenus en Corée du Nord. La libération de Otto Warmbier coïncide avec l'arrivée en Corée du Nord de l'ex-star américaine du basket Dennis Rodman, qui a entamé une nouvelle visite controversée auprès de son «ami pour la vie», le dirigeant Kim Jong-Un. L'ancien basketteur s'est déjà rendu au moins cinq fois en Corée du Nord. Il est l'un des rares Occidentaux à avoir rencontré Kim Jong-Un. L'administration Trump a toutefois fait savoir que M. Rodman effectuait ce voyage «à titre privé». Les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord se sont encore tendues depuis l'entrée en fonction du président Donald Trump, en raison des ambitions nucléaires nord-coréennes pourtant bannies par l'ONU. Pyongyang a procédé à des dizaines de tirs de missiles et à deux essais nucléaires depuis le début 2016 avec l'objectif de développer un missile capable de frapper le territoire américain. Donald Trump recevra le nouveau président sud-coréen Moon Jae-In à la Maison-Blanche les 29 et 30 juin pour évoquer notamment «la menace grandissante» posée par la Corée du Nord.

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16 mai 2017

En avion de combat

Pour autant que je le sache, j'ai toujours adoré les avions de combat. Ca a commencé dès mon plus jeune âge. Mes amis n'aimaient rien tant que les petites voitures. Ils en avaient tellement qu'ils pouvaient simuler des embouteillages. Moi, je n'aimais rien tant que les avions de chasse. Je n'en avais que quatre, mais ça me suffisait. L'un d'eux en particulier ne me quittait jamais. Et quand mes camarades m'invitaient à jouer avec leurs petites voitures, je les regardais comme s'ils étaient moins que des crottes et m'en allais retrouver mes chers avions. J'étais déjà très diplomate, à l'époque. :-) Je me comporte un peu mieux avec mes amis, mais cette dévotion-là a traversé les années. C'est mon fiston qui joue désormais avec mes avions d'antan. Il fallait donc bien qu'un jour, je réalise mon rêve de voler dans ces appareils. Ce que j'ai fait il y a peu, lors d'un vol en avion de chasse. Depuis le temps que j'en rêvais, j'étais à moitié convaincu que le vol serait une cruelle déception. Que j'allais sortir de l'appareil en me disant que j'avais trop sublimé la chose. Mais je n'ai pas été déçu. Quand nous sommes revenus à l'aéroport, en réalité, je ne pensais à rien : un sourire idiot éclairait mon visage. Et rien que d'y penser, en fait, ce sourire revient sur mon visage alors que je rédige ce billet. Cette expérience s'est avérée encore plus démente que ce que j'avais pu imaginer. A certains moments, j'ai bien cru que j'allais tomber dans les pommes. Je comprends mieux pourquoi j'ai eu autant de mal à trouver des retours d'expérience sur de tels vols sur le web. Avec le recul, il est clair que je serais incapable de vous décrire une telle expérience. Pour décrire ce qu'on ressent lorsqu'on passe sa combinaison de vol. Quand on se harnache à son siège. Et quand, au premier break, on pèse soudain six fois son poids. Il n'y a aucun mot pour raconter une telle expérience. Mais il fallait tout de même que je le dise ici. Je ne suis pas près d'oublier ce vol dans un avion de chasse ! Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de ce baptême de l'air en Fouga Magister. Suivez le lien.

 

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12 mai 2017

Un couscous de pain

« J’ai très mal démarré dans la vie. Toute petite, j’ai été placée chez des nourrices à la suite d’une maladie infantile, ce fut une période triste et douloureuse. Ensuite, comme tous les enfants de la famille, je suis allée en pension, de 7 à 16 ans. A l’Institut Sévigné, un établissement religieux de Vincennes, la nourriture était affreuse. Il y avait le verre de lait de 11 h 30 et de 16 h 30, des repas sinistres au réfectoire et (heureusement) de petites cachettes pour nos gourmandises secrètes. Mon père, alsacien, avait une usine de sculpture sur ivoire, et ma mère, d’origine normande, était femme au foyer. Ancienne pensionnaire, elle aussi, pupille de la nation, elle cuisinait un peu et adorait les bons produits mais, à l’époque, je ne m’y intéressais pas. Je rentrais au bercail tous les week-ends, mais c’est la pension qui a forgé mon caractère. Sans cette expérience, je n’aurais sans doute pas développé mon côté rebelle et rock’n’roll. Je n’ai découvert les plaisirs culinaires qu’à 30 ans, grâce à un homme, mon pygmalion gourmet, qui a disparu par la suite dans un accident. C’était l’époque de la “nouvelle cuisine”, au début des années 1970, et je me suis prise de passion pour tout ce qui se mange. Je travaillais dans la pub et, tous les ans, j’allais au Festival de Cannes pour le boulot. A Juan-les-Pins, je suis allée goûter la cuisine d’Alain Ducasse sur les conseils du chef Jacques Maximin : le meilleur repas de ma vie. Je me souviens de ses pâtes incroyables, avec des pommes de terre nouvelles, des petits pois, des févettes, des cigales de mer. A partir de là, je l’ai suivi au marché tous les matins, jusqu’à ce qu’il me laisse entrer dans ses cuisines… huit ans plus tard. Au Louis XV, à Monaco, je suis devenue sa cuisinière personnelle. Je lui mitonnais des petits plats quand il en avait marre de manger sa cuisine de palace. J’ai beaucoup appris de Ducasse, et lui de moi – j’ai un côté chineur, j’aime chercher des textes anciens pour comprendre d’où vient ce que l’on mange. Ce couscous au pain a obtenu le prix spécial du jury au festival mondial du couscous de San Vito Lo Capo, en Sicile. Il y a une dizaine d’années, je me suis intéressée au couscous. Je suis tombée sur un texte de l’écrivain Raymond Dumay, qui affirme que ce plat n’est pas originaire du Maghreb, mais d’Auvergne, où on l’appelle “couchi-coucha” et où on le prépare avec du blé de Limagne. J’ai aussi trouvé un texte sur la vie des musulmans au Moyen Âge, qui évoque un couscous à base de pain rassis émietté, servi dans la croûte de la miche. J’ai été séduite par ce plat proche de la panade et de la panzanella italienne – un plat du pauvre, bon et humble. Je l’ai même présenté en 2008 au festival mondial du couscous de San Vito Lo Capo, en Sicile. J’ai obtenu le prix spécial du jury, moi, la petite Française débarquée avec ses casseroles, et je me suis retrouvée à préparer un couscous pour cent personnes. Un moment aussi subversif que mémorable. »

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26 avril 2017

Pilote amateur

Tout récemment, j'ai piloté un Cessna 150 dans le ciel de Nantes St Nazaire. Je n'étais pas sûr d'aimer (c'est une expérience qu'on m'avait offert et que je n'avais pas demandée), mais j'admets que j'ai été fasciné par l'aventure : c'est vraiment prodigieux, de voler en étant seul aux commandes. A tel point que l'heure de vol est passée en un instant ! Ce qui m'a le plus frappé dans ce vol d'initiation, c'est l'impression de liberté qu'on éprouve à tout moment. Parce que tout là-haut, c'est tellement tranquille ! On peut donc avancer tranquillement, sans crainte de percuter quoi que ce soit. Ça peut sembler ahurissant, mais on est en fait plus décontracté lorsqu'on pilote un avion là-haut qu'une bagnole sur asphalte ! En dehors du moment de l'atterrissage, bien entendu, mais il est mené par le pilote-instructeur. Mais à part ça, on est seul aux manettes tout du long. Et je vous assure qu'on profite de cette liberté à fond ! Même si j'ai passé un peu trop de temps à surveiller notre assiette (l'appréhension du novice, certainement), j'ai tout de même profité de l'instant, et en particulier de la vue fabuleuse qui défilait en dessous : c'était sublime, tout simplement. En fait, je pense que je recommencerai, un de ces quatre. Peut-être pas dans l'immédiat, mais pourquoi pas dans un avenir proche. Ça me tenterait bien. Je comprends désormais Harrison Ford qui voulait continuer à piloter après un premier accident d'avion : c'est qu'on est rapidement atteint par la fièvre du pilotage, je pense ; le sentiment de liberté qu'on éprouve dans les hauteurs donne furieusement envie de recommencer. Le contexte doit jouer un rôle, j'imagine : à une époque où l'on ne peut plus rien faire sans être fliqué, un tel vol paraît d'autant plus singulier... Enfin, si vous avez un jour la possibilité de tester la chose, vous devriez le faire sans hésiter ! Voici le site par lequel je suis passé pour mon baptême de pilotage avion à Nantes St Nazaire, si vous voulez creuser la question.

avion2

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12 avril 2017

Cybello, pour vous servir

Ai-je besoin de le dire ? Cybello, c'est un pseudonyme. La contraction de mon nom véritable. Mais n'étant pas le sujet central de ce blog, je n'éprouve pas le besoin de vous le donner en entier. Mieux encore, je préfère ne pas vous le donner. Il est en effet possible que, de temps à autre, j'évoque certains sujets plus personnels, tels que : la famille, les amis, le boulot. Et n'ayant aucune envie de perdre l'un ou l'autre pour avoir avoir parlé trop franchement, permettez que je reste pour vous un simple pseudonyme.

Et encore une fois, mon nom n'a pas tant d'importance, puisqu'il ne sera pas souvent question de moi, sur ce blog. Mais de quoi parlerons-nous, alors ? C'est une bonne question, et je vous remercie de l'avoir posée. Il sera avant tout question ici d'actualité. Tout porte en effet à croire que nous vivons une période charnière de notre Histoire, et il n'a jamais été aussi important d'étudier ce qui se passe autour de nous, aussi bien à l'horizon proche que l'horizon lointain, et aussi bien près de nous que loin de nous. Un exemple valant mieux qu'un long discours politique, j'entrerai dès aujourd'hui dans le vif du sujet, et m'appuierai ici sur la nouvelle qui m'a frappé aujourd'hui : la surprenante montée de Mélenchon dans les sondages. + 22 points de popularité en un mois à peine ! C'est tout simplement la plus grande montée en puissance jamais observée dans une élection présidentielle en France ! Qu'est-ce à dire ? Est-ce le signe que nous allons avoir le monsieur au second tour ? Pas forcément, mais peut-être. Et il y a dans ce simple "peut-être" des avenirs pour le moins étranges qui nous guettent. Imaginez un peu : dans onze jours, nous serons donc confrontés à trois choix de société radicalement différents. Le premier, c'est celui de l'Europe et d'une économie libérale décomplexée, à peine mâtinée d'une couche de social (mais alors, très mince) ; le second, c'est celui du nationalisme, de la préférence nationale et du retour au franc (j'ai toujours du mal à croire qu'un choix aussi stupide puisse se présenter à nous, mais vu le réveil douloureux qu'ont eu les anglais et les américains, mieux vaut s'y préparer et prendre la menace au sérieux) ; le troisième, enfin, est celui d'un virage à gauche toute, et d'une taxation des hauts salaires à une hauteur de 90 %. On pourrait difficilement avoir des chemins plus contrastés. Les partis historiques, PS et LR, et leurs solutions modérées, sont hors jeu : nous nous dirigeons, quoi qu'il arrive, et comme nos amis outre-Manche et outre-Atlantique avant nous, vers un changement de cap majeur. En espérant que nous ne prendrons pas la même direction qu'eux...

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