Dans le ciboulot de Cybello

15 janvier 2019

Observer les dauphins et les baleines

Le lancement officiel de la saison d’observation des baleines franches australes débute en juin. Le plus grand des mammifères se donne en spectacle jusqu’en décembre en Patagonie argentine. Le lancement officiel de la saison d’observation des baleines franches australes au Chubut a lieu à la mi-juin de chaque année. Déclarée patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1999, la péninsule Valdés est un vrai sanctuaire de faune de plus de 4.000 km², où l’on peut notamment observer des lions ou des éléphants de mer, ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux marins. Mais la véritable star de la péninsule, celle qui chaque année attire des milliers de voyageurs du monde entier, c’est la baleine franche australe. Tous les ans de juin à mi décembre, la péninsule Valdès est l’endroit de la planète où l’on peu admirer la plus grande concentration de ces spécimens, avec un pic de densité d’août à septembre. Au total, près de 1.400 baleines séjournent dans les eaux du Golfo Nuevo l’espace de ces six mois et ce nombre affiche une croissance annuelle de 7%. Ces cétacés affluent massivement au niveau de la péninsule à partir de juin pour fuir les eaux glaciales de l’Antarctique. Elles trouvent aux abords de Puerto Madryn, un plancton abondant et des conditions climatiques idéales pour leur cycle reproductif, pour mettre bas et s’occuper des jeunes baleineaux lors des premiers mois de leur vie. Puis en décembre, face à la chaleur croissante de l’eau en fin d’année, elles prennent cette fois-ci le large avec leurs petits en direction des eaux froides de l’Antarctique. Les voyageurs de passage dans la région à cette époque de l’année ont donc toutes les chances d’assister au formidable spectacle de leurs remontées à la surface. En effet, comme tout bon mammifère, même s’il s’agit ici du plus imposant, la baleine a besoin de revenir à la surface pour respirer. La scène qui accompagne ce geste vital est splendide : la baleine qui atteint parfois 17 m de longueur, hisse ses 50 tonnes à hauteur de la surface et amorce même un début de saut. Elle exhale alors un geyser d’air et de bruine par les deux orifices de sa calotte crânienne, reprend sa respiration, puis replonge en battant la surface de l’eau de sa majestueuse nageoire caudale. Plusieurs alternatives permettent d’observer de près ces géants sous-marins sans perdre une goutte de leur spectacle. L’option qui permet le contact le plus intime avec ces cétacés est l’excursion en bateau à partir de Puerto Pirámides. Mais à partir de la terre ferme, on peut les observer à distance raisonnable à partir des plages de Puerto Madryn. Enfin, à 15 km de cette dernière, dans la zone naturelle protégée El Doradillo, il est possible d’en apercevoir à une dizaine de mètres de la côte, suivant le stade de la marée. A lire sur le site de ce de nage avec les dauphins.

dauphin

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03 janvier 2019

En Russie, Le Duo Poutine-Medvedev Est Reconduit

Il travaille dur. C’est donc avec l’image d’un Vladimir Poutine en bras de chemise, se levant dans son bureau du Kremlin pour enfiler une veste, que la cérémonie de l’investiture du chef de l’Etat russe, en route pour un quatrième mandat, après dix-huit ans passés au pouvoir, a débuté, lundi 7 mai. Suivi par les caméras, M. Poutine a ensuite longé d’interminables couloirs, puis il a parcouru quelques mètres à bord de sa nouvelle limousine Sénat, de fabrication russe, étrennée à la place des étrangères Mercedes, suscitant des « oooh » et des « aaah » parmi l’assistance, qui suivait sur écran son arrivée dans la grande salle d’apparat Andreïevski. La mise en scène fut soignée pour une prestation devenue familière depuis la première élection de M. Poutine, en 2000. Main droite posée sur la Constitution, le chef du Kremlin a employé cinq fois le mot « percée », en promettant une vie meilleure à ses compatriotes « dans tous les domaines de la vie ». « La Russie est un acteur fort et influent sur la scène internationale (…), mais maintenant, nous devons utiliser toutes les opportunités qui s’offrent à nous pour résoudre, en premier lieu, les tâches les plus urgentes de développements intérieurs », a-t-il déclaré, ajoutant sur un ton solennel : « Les objectifs auxquels nous sommes confrontés et la décision que nous serons appelés à prendre sont, sans exagération, historiques. Ils détermineront l’avenir de notre patrie pour les décennies à venir. » Schröder, Killy et Seagal Curieusement, debout au premier rang des quelque six mille personnalités invitées figurait l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, dont la nomination en septembre 2017 comme président du conseil d’administration du géant pétrolier russe Rosneft avait été critiquée par Angela Merkel. C’est à peine s’il ne devançait pas le premier ministre Dmitri Medvedev… A deux pas, devant le chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, se tenait également le Français Jean-Claude Killy, l’ancien champion de ski très impliqué dans les Jeux olympiques de Sotchi, et décoré à ce titre par M. Poutine. Un peu plus loin encore, l’acteur Américain Steven Seagal dominait la foule de sa haute stature. Des invités choyés, s’il en est. La cérémonie achevée, M. Poutine a aussitôt reconduit dans ses fonctions son premier ministre, Dmitri Medvedev. Dix ans après avoir troqué leurs postes - en 2008, M. Medvedev avait pris la place de M. Poutine à la présidence, afin de lui permettre de surmonter l’obstacle de deux mandats présidentiels consécutifs fixés par la Constitution -, les deux hommes renouvellent leur duo au pouvoir. La loyauté sans faille dont a fait preuve le premier ministre, issu du cercle de Saint-Pétersbourg, la ville natale de M. Poutine, a primé sur tout le reste. Marginalisé dans un second rôle sans grande possibilité de manœuvre, M. Medvedev, 52 ans, a pourtant vu sa cote de popularité chuter sérieusement, lestée par une petite phrase : « Pas d’argent, tenez bon », prononcée en mai 2016 devant une retraitée en Crimée, et restée depuis lors dans les mémoires. La diffusion, l’année suivante, d’une vidéo réalisée par l’opposant Alexeï Navalny sur son train de vie, visionnée sur YouTube vingt-sept millions de fois, a entaché un peu plus son crédit. Réélu avec 76,7 % des voix Rien d’insurmontable aux yeux de M. Poutine, qui peut se prévaloir d’avoir été réélu, fin mars avec son meilleur score, 76,7 % des voix, depuis son arrivée au pouvoir. Dans une série d’oukases rendus publics lundi après-midi, il a cependant fixé des objectifs très ambitieux au gouvernement : hisser la Russie « dans les cinq premières économies mondiales » d’ici à la fin de son nouveau mandat, en 2024 ; diviser par deux le niveau de pauvreté, ou bien encore relever le niveau des revenus réels des Russes, qui n’a cessé de dégringoler lors de son dernier mandat (− 11 % en cumulé, depuis 2014). M. Medvedev doit désormais composer son gouvernement, qui ne devrait pas lui-même beaucoup changer non plus s’agissant des postes-clés, après la validation, mardi, de sa nomination par la Douma, la chambre basse du Parlement russe. Une simple formalité. Le chef du Kremlin a donné le cap : la continuité.

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19 octobre 2018

Un avion de chasse sur un golf

Les responsables de la sécurité chargés de protéger le président ont eu un peu peur samedi lorsqu'un avion de chasse F-16 de l'armée de l'air a été contraint d'intercepter un avion suspect. Selon Associated Press, le F-16 a été brouillé après qu'un avion d'aviation générale volait de manière déraisonnable près d'un terrain de golf appartenant à Trump à Bedminster, dans le New Jersey. C'est là que se trouve le président Donald Trump pour le week-end, ce qui incite à renforcer la sécurité, notamment en imposant des restrictions à l'aviation aux pilotes locaux. Les responsables ont déclaré que l'avion volait «sans autorisations ni communications appropriées». «Le commandement de la défense aérospatiale nord-américaine du continent américain a déclaré que l'avion intercepté a atterri sans incident à un aéroport de Pittstown, au New Jersey, où les forces de l'ordre locales ont rencontré le pilote», a précisé l'AP. L'identité du pilote et la raison pour laquelle il a rompu la zone sécurisée n'ont pas été signalées, mais il semble que les services secrets soient convaincus qu'il n'y a pas de menace permanente pour le président. Lorsqu'un VIP tel que le président voyage, la FAA émet souvent une restriction de vol temporaire, ou TFR. Ces informations sont incluses dans les NOTAM quotidiens ou les avis aux aviateurs. Ces avis peuvent également être consultés sur une carte, ce qui permet au pilote de vérifier relativement facilement les restrictions avant de décoller ou même de décoller. Pensez-vous que les fonctionnaires américains protègent bien le président et le public? Cependant, un pilote pouvait manquer l'avis pour plusieurs raisons. Les exploitants d'aéronefs locaux habitués aux vols de loisir dans leurs régions sont parfois peu scrupuleux à vérifier les avis avant chaque vol, et il est également possible qu'un pilote ait par erreur des informations obsolètes. Il y a aussi des raisons innocentes pour qu'un pilote soit hors de contact. Certains aéronefs ne sont pas tenus de transporter une radio s'ils opèrent depuis un petit aérodrome sans tour de contrôle. Les erreurs de fréquence et les dysfonctionnements des équipements peuvent mettre un pilote hors de contact, même s'il n'a aucune intention malveillante. Bien sûr, il existe toujours une possibilité très réelle d'utiliser un avion comme arme, car le 11 septembre s'est révélé incontestable. Il a tué une personne et en a blessé plus d'une douzaine, tout en se suicidant. Les violations non intentionnelles de l'espace aérien réglementé sont beaucoup plus courantes. Selon le journal Sun Sentinel, onze avions différents ont atterri dans la zone sécurisée située près de la station balnéaire de Trump, Mar-a-Lago, au cours de la saison des vacances d'hiver. Plusieurs F-16 ont été brouillés pendant cette période pour intercepter des pilotes malhonnêtes. «Mon cœur a sauté un peu parce que je me suis dit:« Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal? », Explique le pilote Erick Paulson au journal de Floride à propos de la présence d'avions de chasse dans l'une de ces interceptions antérieures. «Il y a des affiches et des affiches qui disent:« Ne soyez pas ce pilote. »Il n'ya pas vraiment d'excuse pour ne pas savoir», at-il poursuivi. Le destin du pilote dans le New Jersey n'est pas encore connu, mais après s'être battu avec un avion de chasse de l'armée de l'air, il est probable qu'il ne commettra pas la même erreur deux fois. Nous nous engageons à la vérité et à l'exactitude dans tout notre journalisme. Lisez nos normes éditoriales. Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de ce baptême en avion de chasse.

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16 octobre 2018

Sous couvert d’une subjective communication du bon

L’expression populaire « fracture alimentaire », née de la fracture sociale et des crises sanitaires, est un fait nouveau. Bien manger n’est plus à la portée de tous. Alors que l’Etat dans sa sphère d’actions sociales pourrait réfléchir à la mise en œuvre permettant de pérenniser cet acte social qu’est le repas, il n’existe à ce jour aucun statut qui modélise l’acte de bien manger, aucun code de déontologie du bon, qui veille à éviter de potentiels abus. La réduction de la « fracture alimentaire » n'est pas seulement une raison économique et une affaire d'entreprises, elle est aussi une question d’identité culturelle. Bien manger touche au principe de vie individuelle et de vie ensemble. C'est sur cet antagonisme du besoin physiologique et du besoin de plaisir que bien manger danse depuis des siècles. Offrant la communion entre la bonne cuisine compensatrice et l’ambiguïté de sa relation humaine, le bon libère une communication culturelle. Ce bon, messager de l’inattendu mis à la portée de tous, fascinante spécificité et labeur devenu référence, reflète toute une communauté, toute une société. Aujourd’hui, un homme vaut par son argent et par son influence. Autrefois, tout au moins dans les dîners et les soupers, il ne valait que par son esprit. Les croyances ou la situation sociale d’un homme ne comptaient pas s’il avait de l’esprit. La table y trouve son effet placebo du bien-manger ; alors qu'elle pourrait simplement ouvrir à la consommation, elle définit finalement des repères qui nous amènent à nous regarder bien consommer et à retranscrire la représentation de bien manger à table dans la problématique du paraître. La représentation de bien manger à table comme la représentation du bon en cuisine seraient-elles, toutes deux, en train de déposséder l’homme de son individualisation pour l’entourer de dogmes, lui faisant oublier au passage le besoin de bien manger physiologiquement. Chez nous, manger n’est pas simplement un besoin, c’est un plaisir. C’est un art qui a ses codes, ses maîtres et son histoire. Cette fonction particulière de donner une représentation adéquate aux repas quotidiens perçus par les sens fournit un cadre qui permet de classer efficacement les données sur lequel, le langage peut se reposer pour différencier le bon du mauvais et dont son utilisation se traduit de plus en plus par le plaisir. L’exercice du parler gustatif avec réminiscences des souvenirs gustatifs de l’enfance devient à notre époque une distinction, voire un jeu. Ainsi chez l'homme, cette compétence de parler bon devient une qualité supérieure par excellence, voire une fonction créatrice, bien que ce langage, estimé comme professionnel par les uns et symbolique par les autres, est absolument complémentaire des moyens de communication très divers (auditifs, tactiles, visuels ou autres) employés par le langage sensoriel. Associer, transformer et restituer, c'est là l’intérêt essentiel des connaissances et souvenirs gastronomiques et alimentaires. C'est ce que permet le langage culinaire, que l'on peut considérer comme une combinaison créatrice de transmission à autrui. On peut affirmer aujourd'hui que l'évolution du bien-manger, depuis ses plus lointaines utilisations connues, a porté avant tout sur le développement progressif de ses intitulés. Les titres et appellations de chaque produit reconnu comme bon comme de chaque bonne recette ont bien plus fait avancer l’imaginaire du consommateur que les préparations par elles-mêmes, rapportant toujours au passage un fragment de vocabulaire appartenant au passé afin de raviver la mémoire du mangeur. Il est impossible de ne pas supposer qu'entre l'évolution du produit et celle de la performance linguistique qui le caractérise, il n'y ait pas eu un rapport très étroit, qui aurait fait du langage le réel produit, du simple produit un réel bon produit sublimé, et du mangeur un apprenant.

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26 juillet 2018

Quand la banque gagne

La Royal Bank of Scotland (RBS) a remporté une victoire juridique contre une société immobilière qui tentait d'apporter un important test pour les dérivés de misselling, après que la Cour suprême eut refusé l'autorisation de faire appel. Property Alliance Group (PAG), basé à Manchester, a revendiqué des dérivés de taux d'intérêt de RBS qui ont été référencés au Libor, après que la banque ait été impliquée dans le trucage des benchmarks de prêt. Trois hauts juges ont examiné la demande de porter l'affaire devant la Cour suprême, après avoir été précédemment rejetée par la Haute Cour et la Cour d'appel. Ils ont refusé la demande, disant que l'affaire "ne soulève pas un point de droit d'importance publique générale" dans un ordre rendu cette semaine. PAG avait fait valoir dans son appel que RBS avait fait des déclarations implicites selon lesquelles elle ne truquait pas les taux du Libor lorsqu'elle vendait des dérivés utilisés pour se protéger contre les fluctuations des taux d'intérêt. La Cour d'appel a jugé que Cependant, ces déclarations étaient limitées aux taux de Libor offerts sur la devise spécifique référencée dans les contrats. RBS a été condamné à une amende de 390 millions de livres par les autorités britanniques en 2013 pour manipulation de Libor, parmi plusieurs autres grosses amendes. Cependant, le truquage dans lequel la banque s'est engagée était lié spécifiquement aux versions en yen japonais et en franc suisse du Libor, et non aux équivalents en livres sterling utilisés dans les contrats PAG. Michael Brown, un avocat de litige bancaire à Bird et Bird qui a agi pour PAG, a déclaré à la ville A.M. les demandeurs ont été «surpris et déçus» par la décision, qui ferme la dernière voie d'action légale de PAG. Cependant, l'affaire peut encore avoir des implications pour d'éventuels demandeurs contre d'autres prêteurs. RBS avait soutenu qu'il n'y avait aucune représentation implicite quant à leur rôle dans la création du Libor, mais la cour a conclu qu'il y avait, bien que limité au taux de Libor pour la devise spécifique référencée dans le contrat. Libor, le Le taux interbancaire offert à Londres est toujours utilisé quotidiennement comme point de référence pour mesurer les taux d'intérêt sur les contrats valant des billions de livres à travers le monde. Cependant, les régulateurs à travers le monde ont exhorté les entreprises à s'en écarter, après que sa réputation ait été ternie par le scandale de truquage massif qui a vu les banques entrer de fausses soumissions afin de tirer profit. Un porte-parole de RBS a déclaré: "La banque est heureuse que ce litige soit maintenant terminé." Plus d'information est disponible sur le site de l'agence organisatrice de ce séminaire à Londres. Cliquez sur le lien.

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19 juillet 2018

L'Argentine première victime collatérale du dollar

L'Argentine est à mon sens la première victime du dolar. Elle a appelé à l'aide le Fonds monétaire international. Les taux d'intérêt en Argentine ont atteint 40%. La monnaie a reculé de 4% en une séance. La Turquie semble être le prochain pays sur la liste. Sa monnaie chute sans répit. Le réal brésilien semble lui aussi bien chancelant. ??Que se passe-t-il ? La monnaie de réserve mondiale, le dollar, a le vent en poupe. L'indice du dollar US, appelé Dixie du fait de son code mnémonique DXY, a grimpé en flèche ces derniers mois. ?La situation n'est donc pas bonne pour les pays qui ont besoin d'un dollar stable - en particulier ceux qui importent des matières premières (dont le prix est établi en dollars), les pays qui ont emprunté de la dette libellée en dollars US, et les pays qui commercent en dollars US. ??Il n'y a pas que les taux de change qui contrarient les marchés émergents. Les taux d'intérêt américains augmentent, ce qui augmente les taux sur l'ensemble du marché du dollar.?? Si l'on ajoute la perspective de resserrement de la politique monétaire aux Etats-Unis, et donc de la fin de l'approvisionnement en dollars, on obtient une triple malédiction du resserrement monétaire sur le commerce. ??Le président de la Réserve fédérale Jerome Powell a déclaré n'avoir cure de la douleur causée aux marchés émergents par sa monnaie : « Il y a une bonne raison de penser que la normalisation de la politique monétaire dans les économies avancées devrait continuer à être gérable pour les marchés émergents, [] les marchés ne devraient pas être surpris par nos actions si l'économie évolue conformément à nos attentes. » ?Cette indifférence de la part du gestionnaire du dollar américain a conduit au basculement de l'Argentine. Il ne faut pas oublier que les grandes crises financières commencent souvent par la feinte indifférence des présidents de la Fed vis à vis d'un krach en formation et par la poursuite de la hausse des taux d'intérêt. ??Cette fois-ci ne fera pas exception. Le krach aura lieu.

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12 mai 2018

Trump réélu ?

Aucune élection américaine n'aura, je pense, à ce point focalisé l'attention générale que celle qui pointe le bout de son nez. Il y a quelques jours encore, je me suis rendu à Helsinki dans le cadre d'un incentive où j'ai abordé le sujet avec d'autres participants. Et j'ai été étonné de constater que ces derniers croyaient dur comme fer qu'Hillary va accéder au fameux bureau ovale. Ce qui est selon moi une erreur grossière : tout montre au contraire que c'est Donald qui va gagner. Evidemment, l'idée qu'un homme qui tient des propos aussi excessifs puisse gagner de telles élections peut sembler absurde, mais elle est au contraire parfaitement réaliste. Parce que son programme a au fond peu d'importance. Bien sûr, certains croient certainement en ses promesses électorales outrancières. Les laissés-pour-compte de la crise croient vraiment qu'il saura relever le pays et lui rendre sa grandeur passée, ramener les industries et les emplois dans les régions les plus sinistrées. Mais ces gens-là ne sont pas assez nombreux pour livrer à Trump la présidence sur un plateau. Ceux qui vont le faire gagner, en réalité, ce sont tous ces cyniques qui ne croient plus au système et veulent voir le monde brûler. Ils sont persuadés que le républicain est en soi un choix abominable, mais c'est justement pour cela qu'ils vont porter leur choix sur lui. Impossible ? Typiquement américain ? Non, pas vraiment. Car nous avons en réalité connu la même situation. Il y a plusieurs décennies, un phénomène semblable a fait qu'une candidature fantaisiste, celle de Coluche, a été tellement soutenue par la population que le candidat lui-même a dû se rétracter. Et je crois que Trump sera élu pour les mêmes raisons. Parce que ce dernier est un bouffon, et que les gens qui ne prennent plus les politiques au sérieux ont un très mauvais sens de l'humour. Quoi qu'il en soit, cet incentive m'a bien plu. Je vous mets d'ailleurs en lien l'agence qui nous l'a proposé : j'ai bien apprécié son sens de l'organisation. A lire sur le site internet de cette expérience incentive à Helsinki.

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09 mai 2018

Le réseau européen des ombudspersonnes pour les enfants (ENOC)

ENOC est une association européenne regroupant une quarantaine d’institutions de défense des droits de l’enfant, dont la mission consiste à promouvoir et protéger les droits de l’enfant consacrés par la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (CIDE). Le 21 septembre dernier, à l’occasion de la 21e conférence annuelle du réseau, Geneviève Avenard, Défenseure des enfants et adjointe du Défenseur des droits, a été élue présidente de l’ENOC. Le réseau détermine chaque année une thématique pour ses travaux de réflexion et de partage de bonnes pratiques. Il consulte chaque année, dans le cadre du projet « Parlons jeunes ! », des jeunes des pays volontaires, pour éclairer ses analyses et ses recommandations et développer l’effectivité du droit à la participation des enfants, prévu par la CIDE. En 2017, ses travaux ont porté sur la vie affective et l’éducation à la sexualité. En France, un groupe d’une dizaine d’adolescents constitué auprès du Défenseur des droits a travaillé en ateliers avec des professionnels de la prévention du VIH/SIDA et les maladies sexuellement transmissibles, participé à un débat avec SOS Homophobie, à des ateliers de mise en situation animés par le Planning familial et à plusieurs sessions de débat théâtral animées par la compagnie Entrées de jeu sur les thèmes de la séduction, de la jalousie, de la première fois, du préservatif, de l’homophobie, de l’identité et de la réputation... A l’issue de leurs travaux, les jeunes français ont formulé des propositions sur l’éducation à la sexualité en milieu scolaire préconisant le renforcement de la formation des personnels éducatifs et des intervenants, l’application effective de l’article L. 312-16 du code de l’éducation prévoyant au moins 3 séances annuelles d’éducation à la sexualité, l’adaptation des outils et de l’approche à l’âge des élèves, etc. Ils ont également recommandé la diffusion de campagnes télévisées d’éducation à la sexualité et la sensibilisation des parents à ces questions. Un séminaire européen a ensuite été organisé en juin 2017 à Paris, avec des représentants de chaque groupe ayant participé au projet « Parlons Jeunes ! » dans les différents pays. Ce séminaire a permis d’identifier un grand nombre de points de convergences, malgré les différents contextes nationaux. Elles ont été reprises dans la résolution annuelle du réseau ENOC qui a été adoptée lors de la rencontre de septembre 2017 à Helsinki. ENOC demeure aussi attentif à la question de la protection des mineurs migrants via son groupe de travail spécialisé. Il a ainsi adopté une nouvelle déclaration sur la « sauvegarde et protection des enfants migrants : le challenge de l'intégration sociale » à l’occasion d’une rencontre ad hoc organisée à Athènes, le 13 novembre 2017.

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17 mars 2018

Carpe diem en parachute

Carpe diem ! Cet adage paraît tellement évident, à la base. Pourtant, au jour le jour, on perd tous de vue cette vérité primitive. On se concentre tous un peu trop sur les petits désagréments du quotidien. Moi compris. Il y a quelques semaines, au milieu d'un embouteillage, je me suis ainsi rendu compte que ça faisait un bail que je n'avais pas fait une expérience exceptionnelle, de celles qui vous font un électrochoc. Je me suis donc attelé à réparer cette erreur en m'offrant un saut en parachute dans le ciel de Bondues. Je ne m'y étais encore jamais essayé, et à vrai dire, c'est plutôt étonnant : parce que j'ai carrément adoré chaque seconde passée là-haut ! Cet instant où l'on est face au vide, c'est tout simplement ahurissant ! Et ces précieuses secondes durant lesquelles on tombe en chute libre, je crois qu'il n'y a rien de comparable à ça. Clairement, si vous aimez les sensations fortes, vous devriez vous laisser tenter ! Le saut en parachute est un sport à risque, mais bien moins risqué que ce qu'on pense, en fait. Les parachutes modernes ne partent plus en vrille, par exemple, et le moniteur emporte avec lui un parachute d'urgence si le premier rencontrait un problème. Au final, vous avez donc nettement plus de chances de vous blesser en conduisant une voiture qu'en sautant depuis un appareil ! Pour ma part, cette expérience se hisse sans surprise dans le top 10 des meilleures activités que j'aie jamais faites. Et, petit bonus non négligeable, elle est bien moins chère que beaucoup d'autres. Mais de toute façon, je pense que le prix importe peu quand on est vraiment intéressé. J'ai constaté que les gens qui aiment les expériences incroyables ne regardent pas vraiment à la dépense : certains peuvent se serrer la ceinture pendant des mois pour s'offrir leur rêve : la question du budget est en général agitée par les personnes qui, au fond, ne veulent pas vraiment se lancer. Bref, voici le site par lequel je suis passé pour ce saut en parachute. Sensations fortes garanties ! En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de saut en parachute.

parachute (3)

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09 mars 2018

Violences faites aux femmes et aux filles en Amérique

Les violences contre les femmes et les filles demeuraient répandues. L’impunité pour des crimes tels que les viols, les meurtres et les menaces était persistante et généralisée, souvent favorisée par un manque de volonté politique, des ressources limitées pour enquêter et traduire en justice les responsables présumés, et une culture patriarcale incontestée. La violence liée au genre dont était toujours le théâtre la République dominicaine a entraîné une augmentation du nombre de femmes et de filles victimes d’homicide. Les violences à l’égard des femmes et des filles restaient une source de préoccupation majeure au Mexique, et la situation s’est aggravée au Nicaragua. En Jamaïque, des mouvements de défense des femmes et des victimes de violences sexuelles ou liées au genre ont manifesté pour protester contre l’impunité des auteurs de tels actes. Les homicides de femmes exerçant des fonctions dirigeantes se sont accrus en Colombie, et aucun progrès manifeste n’a été réalisé pour permettre aux femmes victimes de violences sexuelles d’accéder à la justice. Cependant, grâce à la mobilisation des organisations de défense des droits des femmes, il était prévu dans l’accord de paix que les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes à caractère sexuel devraient comparaître devant des tribunaux de justice transitionnelle. À Cuba, les Dames en blanc – un groupe de parentes de prisonniers politiques – demeuraient l’une des principales cibles de la répression exercée par les autorités. Le gouvernement fédéral du Canada a dévoilé une stratégie pour combattre la violence liée au genre et s’est engagé à placer les droits des femmes, l’égalité des genres et les droits sexuels et reproductifs au cœur de sa politique étrangère. Une loi visant à lutter contre la violence faite aux femmes est entrée en vigueur au Paraguay en décembre. On ignorait toutefois comment sa mise en œuvre serait financée.

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