Ai-je besoin de le dire ? Cybello, c'est un pseudonyme. La contraction de mon nom véritable. Mais n'étant pas le sujet central de ce blog, je n'éprouve pas le besoin de vous le donner en entier. Mieux encore, je préfère ne pas vous le donner. Il est en effet possible que, de temps à autre, j'évoque certains sujets plus personnels, tels que : la famille, les amis, le boulot. Et n'ayant aucune envie de perdre l'un ou l'autre pour avoir avoir parlé trop franchement, permettez que je reste pour vous un simple pseudonyme.

Et encore une fois, mon nom n'a pas tant d'importance, puisqu'il ne sera pas souvent question de moi, sur ce blog. Mais de quoi parlerons-nous, alors ? C'est une bonne question, et je vous remercie de l'avoir posée. Il sera avant tout question ici d'actualité. Tout porte en effet à croire que nous vivons une période charnière de notre Histoire, et il n'a jamais été aussi important d'étudier ce qui se passe autour de nous, aussi bien à l'horizon proche que l'horizon lointain, et aussi bien près de nous que loin de nous. Un exemple valant mieux qu'un long discours politique, j'entrerai dès aujourd'hui dans le vif du sujet, et m'appuierai ici sur la nouvelle qui m'a frappé aujourd'hui : la surprenante montée de Mélenchon dans les sondages. + 22 points de popularité en un mois à peine ! C'est tout simplement la plus grande montée en puissance jamais observée dans une élection présidentielle en France ! Qu'est-ce à dire ? Est-ce le signe que nous allons avoir le monsieur au second tour ? Pas forcément, mais peut-être. Et il y a dans ce simple "peut-être" des avenirs pour le moins étranges qui nous guettent. Imaginez un peu : dans onze jours, nous serons donc confrontés à trois choix de société radicalement différents. Le premier, c'est celui de l'Europe et d'une économie libérale décomplexée, à peine mâtinée d'une couche de social (mais alors, très mince) ; le second, c'est celui du nationalisme, de la préférence nationale et du retour au franc (j'ai toujours du mal à croire qu'un choix aussi stupide puisse se présenter à nous, mais vu le réveil douloureux qu'ont eu les anglais et les américains, mieux vaut s'y préparer et prendre la menace au sérieux) ; le troisième, enfin, est celui d'un virage à gauche toute, et d'une taxation des hauts salaires à une hauteur de 90 %. On pourrait difficilement avoir des chemins plus contrastés. Les partis historiques, PS et LR, et leurs solutions modérées, sont hors jeu : nous nous dirigeons, quoi qu'il arrive, et comme nos amis outre-Manche et outre-Atlantique avant nous, vers un changement de cap majeur. En espérant que nous ne prendrons pas la même direction qu'eux...