Les violences contre les femmes et les filles demeuraient répandues. L’impunité pour des crimes tels que les viols, les meurtres et les menaces était persistante et généralisée, souvent favorisée par un manque de volonté politique, des ressources limitées pour enquêter et traduire en justice les responsables présumés, et une culture patriarcale incontestée. La violence liée au genre dont était toujours le théâtre la République dominicaine a entraîné une augmentation du nombre de femmes et de filles victimes d’homicide. Les violences à l’égard des femmes et des filles restaient une source de préoccupation majeure au Mexique, et la situation s’est aggravée au Nicaragua. En Jamaïque, des mouvements de défense des femmes et des victimes de violences sexuelles ou liées au genre ont manifesté pour protester contre l’impunité des auteurs de tels actes. Les homicides de femmes exerçant des fonctions dirigeantes se sont accrus en Colombie, et aucun progrès manifeste n’a été réalisé pour permettre aux femmes victimes de violences sexuelles d’accéder à la justice. Cependant, grâce à la mobilisation des organisations de défense des droits des femmes, il était prévu dans l’accord de paix que les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes à caractère sexuel devraient comparaître devant des tribunaux de justice transitionnelle. À Cuba, les Dames en blanc – un groupe de parentes de prisonniers politiques – demeuraient l’une des principales cibles de la répression exercée par les autorités. Le gouvernement fédéral du Canada a dévoilé une stratégie pour combattre la violence liée au genre et s’est engagé à placer les droits des femmes, l’égalité des genres et les droits sexuels et reproductifs au cœur de sa politique étrangère. Une loi visant à lutter contre la violence faite aux femmes est entrée en vigueur au Paraguay en décembre. On ignorait toutefois comment sa mise en œuvre serait financée.