Le lancement officiel de la saison d’observation des baleines franches australes débute en juin. Le plus grand des mammifères se donne en spectacle jusqu’en décembre en Patagonie argentine. Le lancement officiel de la saison d’observation des baleines franches australes au Chubut a lieu à la mi-juin de chaque année. Déclarée patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1999, la péninsule Valdés est un vrai sanctuaire de faune de plus de 4.000 km², où l’on peut notamment observer des lions ou des éléphants de mer, ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux marins. Mais la véritable star de la péninsule, celle qui chaque année attire des milliers de voyageurs du monde entier, c’est la baleine franche australe. Tous les ans de juin à mi décembre, la péninsule Valdès est l’endroit de la planète où l’on peu admirer la plus grande concentration de ces spécimens, avec un pic de densité d’août à septembre. Au total, près de 1.400 baleines séjournent dans les eaux du Golfo Nuevo l’espace de ces six mois et ce nombre affiche une croissance annuelle de 7%. Ces cétacés affluent massivement au niveau de la péninsule à partir de juin pour fuir les eaux glaciales de l’Antarctique. Elles trouvent aux abords de Puerto Madryn, un plancton abondant et des conditions climatiques idéales pour leur cycle reproductif, pour mettre bas et s’occuper des jeunes baleineaux lors des premiers mois de leur vie. Puis en décembre, face à la chaleur croissante de l’eau en fin d’année, elles prennent cette fois-ci le large avec leurs petits en direction des eaux froides de l’Antarctique. Les voyageurs de passage dans la région à cette époque de l’année ont donc toutes les chances d’assister au formidable spectacle de leurs remontées à la surface. En effet, comme tout bon mammifère, même s’il s’agit ici du plus imposant, la baleine a besoin de revenir à la surface pour respirer. La scène qui accompagne ce geste vital est splendide : la baleine qui atteint parfois 17 m de longueur, hisse ses 50 tonnes à hauteur de la surface et amorce même un début de saut. Elle exhale alors un geyser d’air et de bruine par les deux orifices de sa calotte crânienne, reprend sa respiration, puis replonge en battant la surface de l’eau de sa majestueuse nageoire caudale. Plusieurs alternatives permettent d’observer de près ces géants sous-marins sans perdre une goutte de leur spectacle. L’option qui permet le contact le plus intime avec ces cétacés est l’excursion en bateau à partir de Puerto Pirámides. Mais à partir de la terre ferme, on peut les observer à distance raisonnable à partir des plages de Puerto Madryn. Enfin, à 15 km de cette dernière, dans la zone naturelle protégée El Doradillo, il est possible d’en apercevoir à une dizaine de mètres de la côte, suivant le stade de la marée. A lire sur le site de ce de nage avec les dauphins.

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